L’Islam est une religion politique incompatible avec le républicanisme

Le séparatisme musulman est en marche

L’IFOP a publié le 2 septembre 2020, à l’occasion du début du procès des terroristes musulmans qui avaient assassiné une partie de l’équipe de rédaction de Charlie Hebdo, un sondage qui indique que 74% des musulmans de moins de 25 ans font passer leurs convictions religieuses avant les valeurs de la république. C’est aussi le cas de 40% de l’ensemble des musulmans ; ces pourcentages sont en forte hausse puisqu’ils étaient respectivement de 50% et 28% il y a quelques années. Ces chiffres traduisent la montée en puissance de l’islam en France, la désassimilation progressive des musulmans de France et l’échec total des politiques menées depuis 40 ans.             

 L’affaire du ‘’burkini’’ avait relancé le débat sur les relations entre régime républicain et islam ; comme toujours, la classe politique et médiatique avait rabattu ce débat sur la question de la laïcité tandis que les juges du Conseil d’Etat avaient décidé que le port du burkini ne créait pas de trouble à l’ordre public et que par conséquent le port de cette tenue ne pouvait pas être interdit. Le plus important dans l’affaire de Sisco est qu’un groupe de musulmans ait essayé, comme l’a reconnu le Procureur de la République, de s’approprier une plage. Cette affaire est d’une extrême gravité parce qu’elle signifie que des musulmans manifestent concrètement leur désir d’exclure les non-musulmans de certains espaces publics, en France, et parce qu’elle est l’illustration de la volonté de séparation des musulmans et de la disparition définitive du processus d’assimilation des populations immigrées (ou presque ; comme l’a expliqué Malika Sorel, l’assimilation existe mais elle est très rare), ce que Michèle Tribalat a étudié de façon magistrale dans un de ses derniers ouvrages. Croire que le problème des relations entre musulmans et non musulmans peut être résolu par la stricte privatisation des pratiques religieuses c’est ignorer tout de la nature de cette religion très particulière.

Républicanisme classique et républicanisme français

Le républicanisme français issu de la Révolution est un syncrétisme dans lequel des éléments du républicanisme classique sont associés à beaucoup de libéralisme ; comme l’a noté le philosophe Michel Villey, la « Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen » traduit parfaitement la pensée de John Locke, un des principaux fondateurs du libéralisme si ce n’est le plus important d’entre eux. Ce « républicanisme » a emprunté aussi des concepts à Rousseau, notamment la très métaphysique « volonté générale » qui, à l’instar de la dite Déclaration, figure dans notre constitution.

Ceci dit, certains éléments, l’égalité politique et juridique des citoyens d’une part, la liberté de pensée et de croire ou de ne pas croire d’autre part, que notre actuelle république fait siennes, sont parfaitement en accord avec l’esprit du républicanisme classique.

Pour les républicains, les lois auxquelles les citoyens acceptent librement de se soumettre doivent être avalisées par eux selon une règle qui ne peut-être que celle de la majorité compte tenu de l’impossibilité d’atteindre l’unanimité à laquelle aspiraient les révolutionnaires français qui avaient emprunté à Rousseau sa fumeuse et dangereuse théorie de la « volonté générale ». Dans l’état actuel de notre constitution, qui est conforme en cela à l’idéologie de la révolution française, les lois sont votées par des représentants élus qui sont supposés exprimer la dite « volonté générale », ce qui est une vue de l’esprit. Une république conforme à l’esprit du républicanisme classique ignorerait  la notion de « volonté générale » et permettrait la participation directe des citoyens à l’œuvre législative  en introduisant le référendum d’initiative populaire. Ceci dit, si le système actuel n’est pas satisfaisant, il n’en reste pas moins que nos lois sont élaborées et votées par des représentants des citoyens et qu’elles ne sont pas inspirées par un texte unique supposé être une expression fidèle de la volonté divine.

L’Islam fut d’abord une politique !

Les médias et la plupart des politiciens semblent croire qu’il existe un Islam politique (celui des salafistes et des djihadistes) qui serait différent de l’autre islam, la religion d’amour et de paix dont nous parle Dalil Boubakeur et les autres porte-parole  de la communauté musulmane de France. Cette opposition ne repose strictement sur rien. Comme l’a écrit l’islamologue Anne-Marie Delcambre dans son ouvrage intitulé ‘’L’Islam des interdits’’, l’Islam a toujours été politique depuis sa création par Mahomet : ‘’Mais c’est la violence guerrière, la ruse, l’assassinat, qui lui permirent de réussir et d’imposer sa religion. La politique de combats et de razzias est bien première puisqu’elle a permis à Mahomet d’exister en tant que prophète……Oui, l’Islam fut d’abord une politique ! ’’. Et une politique qui a depuis toujours utilisé la violence et la guerre sainte : ‘’L’obligation de la guerre sainte se trouve bien dans le Coran. Le thème occupe environ 250 versets sur 6235 versets. Ainsi sourate 4, v. 76/74 : « Que combattent dans le chemin d’Allah, ceux qui troquent la vie immédiate contre la vie Dernière. A ceux qui, combattant dans le chemin d’Allah, sont tués ou sont vainqueurs, Nous donnerons une rétribution immense »’’. La distinction opérée par les utilisateurs de la langue de bois médiatico-politique n’a donc aucun fondement ; Anne-Marie Delcambre a écrit à ce sujet : ‘’Au risque de choquer, il faut avoir le courage de dire que l’intégrisme n’est pas la maladie de l’islam. Il est l’intégralité de l’islam ; Il en est la lecture littérale, globale et totale de ses textes fondateurs’’ et Michèle Tribalat cite Hani Ramadan qui affirmait en mai 2000 que la distinction entre islam et islamisme n’a pas de raison d’être, l’islam étant par nature aussi politique. Tous les benêts qui rêvent d’un islam de France purement spirituel se bercent d’illusions.

L’islam a cette particularité d’être une religion dont les textes sacrés, et intouchables (le Coran est la parole de Dieu lui-même), contiennent un code juridique qui échappe à toute discussion, ce qui en fait aussi une religion à caractère politique. Michèle Tribalat, citant Muhamas Asad écrit : ‘’ « il est avant tout indispensable de se rendre compte que l’islam a pour but d’influencer et de diriger non seulement les relations de l’homme avec Dieu mais également, et avec non moins d’insistance, les relations entre les hommes »’’. L’islam ne reconnaît pas de limite entre sphère privée et sphère publique (lire à ce sujet, l’indispensable ‘’Essence du politique’’ du philosophe et sociologue Julien Freund) ce qui l’oppose au républicanisme et ce qui participe de son caractère totalitaire (le totalitarisme selon Hannah Arendt est la domination totale, ce qui l’oppose radicalement au républicanisme qui a pour objectif de réduire, autant que faire se peut, les dominations).

Pour le politologue et professeur de sciences politiques Dominique Reynié, qui s’est exprimé à ce sujet au cours de l’émission d’Yves Calvi le 26 octobre 2020, il est évident que l’islam est depuis toujours une religion politique, une religion théocratique. Or la théocratie n’est compatible ni avec les institutions républicaines ni avec l’esprit du républicanisme.

L’islam est incompatible avec l’égalité politique et juridique

 Du point de vue républicain, la loi ne peut être que l’expression de la volonté populaire (le pouvoir législatif appartient au seul peuple qui peut le déléguer à des représentants ou l’exercer directement par la voie du référendum) et en aucun cas celle des docteurs de la Loi ; il y a là une opposition radicale et insurmontable entre islam et républicanisme. Qui plus est, la loi coranique est profondément inégalitaire et elle distingue la catégorie des croyants des autres catégories de valeur inférieure : femmes, chrétiens, juifs, païens, athées, agnostiques, animistes…..Ibn Warraq a écrit à ce sujet : ‘’La loi islamique refuse tout droit aux femmes et aux minorités religieuses non musulmanes. Les païens et les incroyants ne bénéficient d’aucune mesure de tolérance. Pour eux, c’est la conversion ou la mort. Les Juifs et les Chrétiens sont traités comme des citoyens de seconde classe……Les femmes sont considérées comme inférieures aux hommes. Leurs droits sont limités et, du strict point de vue religieux, elles ont moins d’obligations. En ce qui concerne le prix du sang, les témoignages ou les successions, la femme est comptée pour la moitié d’un homme. En matière de mariage ou de divorce, sa position est nettement moins avantageuse que celle de l’homme : dans certains cas, son mari a même le droit de la battre’’ et plus loin : ‘’Elles ne peuvent pas se déplacer librement ni épouser un non-musulman’’. Cet inégalitarisme heurte de plein fouet le principe républicain selon lequel tous les citoyens d’une République sont égaux en matières politique et juridique.

La liberté comme absence de domination arbitraire est incompatible avec l’islam

Une des libertés les plus importantes, pour les républicains, est la liberté de pensée et de croire ou de ne pas croire ; or, comme l’a écrit Ibn Warraq :  ‘’La loi islamique essaie de régenter tous les aspects de la vie sociale d’un individu. Ce dernier n’est pas libre de penser ou de décider par lui-même. Il lui est seulement permis d’accepter les commandements divins tels qu’ils furent infailliblement interprétés par les docteurs de la Loi’’. Il est évident qu’il y a là aussi une opposition insurmontable entre le républicanisme et l’islam.

L’objectif premier d’un régime républicain consiste à rechercher un Bien Commun qui soit conforme à l’idée républicaine  de liberté comme absence de domination arbitraire. Or le Coran est une source considérable d’arbitraire pour qui n’adhère pas à la religion musulmane. De plus, il paraît impossible de trouver un Bien qui serait commun à des chrétiens, à des agnostiques et à des musulmans puisque ces derniers considèrent que seule l’application des règles du Coran et des autres textes sacrés de l’islam peut constituer un Bien, ce qui ne peut en aucun cas satisfaire les non musulmans. Il faut le dire, la cohabitation des musulmans avec des populations non musulmanes est impossible dans un cadre authentiquement républicain.

Une religion guerrière et conquérante depuis ses origines

L’Islam est conquérant (aujourd’hui essentiellement du fait de l’immigration et de la démographie très dynamique des musulmans résidant en France et en Europe mais peut-être demain de manière violente comme semblent l’indiquer les évènements meurtriers de ces dernières années), il est une menace comparable au bolchevisme et au nazisme du XXème siècle ; il est même plus inquiétant que ces totalitarismes parce qu’il s’affirme à la faveur d’un puissant mouvement de conquête démographique qu’il sera extrêmement difficile d’inverser dans quelques décennies si nous ne prenons pas très rapidement les décisions qui s’imposent. Il est urgent de mettre un terme à l’immigration de populations dont une large majorité est musulmane et dont la religion dominante est incompatible avec le républicanisme lequel est un élément essentiel de notre culture (bien qu’il soit dévoyé par les élites dirigeantes).

La nature expansionniste et guerrière de l’islam nous pose un problème politique essentiel et ce d’autant plus que désormais, cet expansionnisme se manifeste sur notre territoire. La démographe et sociologue Michèle Tribalat a ainsi écrit qu’elle pensait que la création d’émirats dans certaines régions de France était tout à fait envisageable.

Le juriste, sociologue et historien Jacques Ellul a écrit (in Réforme en 1989) : ‘’L’islam est la seule religion au monde qui prétende imposer par la violence sa foi au monde entier….Lorsque les chrétiens agissaient par la violence et convertissaient par force, ils allaient à l’inverse de toute la Bible, et particulièrement des Evangiles. Ils faisaient le contraire des commandements de Jésus, alors que lorsque les musulmans conquièrent par la guerre des peuples qu’ils contraignent à l’Islam sous peine de mort, ils obéissent à l’ordre de Mahomet. Le djihad est la première obligation du croyant. Et le monde entier doit entrer, par tous les moyens, dans la communauté islamique’’.

En 2002, l’ethnologue Claude Lévi-Strauss a dit au cours d’un entretien avec Didier Eribon (https://www.nouvelobs.com/opinions/00030882.EDI0001/visite-a-levi-strauss.html) : ‘’J’ai dit dans « Tristes tropiques » ce que je pensais de l’islam. Bien que dans une langue plus châtiée, ce n’était pas tellement éloigné de ce pour quoi on fait aujourd’hui un procès à Houellebecq. Un tel procès aurait été inconcevable il y a un demi-siècle ; çà ne serait venu à l’esprit de personne. On a le droit de critiquer la religion. On a le droit de dire ce qu’on pense….Nous sommes contaminés par l’intolérance islamique’’. Et un an plus tard, il déclarait lors d’un entretien publié par le « Magazine littéraire » : ‘’J’ai commencé à réfléchir à un moment où notre culture agressait d’autres cultures dont je me suis alors fait le défenseur et le témoin. Maintenant, j’ai l’impression que le mouvement s’est inversé et que notre culture est sur la défensive vis-à-vis des menaces extérieures, parmi lesquelles figure probablement l’explosion islamique. Du coup je me sens fermement et ethnologiquement défenseur de ma culture’’.

Quant au prestigieux philosophe italien  Giovanni Sartori, il a dit au cours d’un entretien accordé au quotidien madrilène ABC, le 4 février 2016 : ‘’Nous sommes entre les mains de politiciens ignorants, qui ne connaissent pas l’histoire et qui n’ont pas de culture. Ils n’ont qu’une préoccupation, conserver leur siège. Ils passent leur temps à écouter ce que dit l’adversaire et à penser à ce qu’ils vont répondre. On ne construit rien ainsi. Il n’y a ni leaders, ni hommes d’Etat, voilà comment vont les choses : l’Union européenne est une construction bancale en train de s’écrouler. La situation est encore plus désastreuse parce que certains ont cru qu’on pouvait intégrer les immigrants musulmans et cela est impossible’’…… ‘’L’islam est incompatible avec notre culture. Leurs régimes sont des théocraties qui se fondent sur la volonté d’Allah alors qu’en Occident ils se fondent sur la démocratie, sur la souveraineté populaire’’.

https://www.ifop.com/wp-content/uploads/2020/09/117524-Pr%C3%A9sentation_Ifop_CH_2020.08.31.pdf

Anne-Marie Delcambre – ‘’L’Islam des interdits’’ – Editions Desclées de Brouwer

Ibn Warraq – ‘’Pourquoi je ne suis pas musulman ’’ – Editions l’Age d’Homme

Michèle Tribalat et Jeanne-Hélène Kaltenbach – ‘’La République et l’Islam’’ – Editions Gallimard

Michèle Tribalat – ‘’Assimilation, la fin du modèle français’’ – Editions L’Artilleur

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Author: BG

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