Contrairement à ce qu’ont affirmé Jean-Jacques Rousseau, les marxistes ou les anarchistes, il y avait des conflits guerriers bien avant l’apparition des premiers États, même si depuis cette dernière, il y a 5000 ans au Moyen-Orient, les guerres ont été très nombreuses bien que moins létales que les guerres des chasseurs-cueilleurs.
Le professeur Lawrence Keeley (1948-2017) était anthropologue et professeur à l’université de l’Illinois (Chicago) ; dans un ouvrage remarquable qu’il a consacré aux guerres préhistoriques, il a écrit : ‘’L’exemple des tribus indiennes de l’Ouest américain – pleinement représentatives des sociétés non-étatiques – montre que 86% d’entre elles entreprenaient des raids ou y résistaient plus d’une fois par an. Une telle fréquence n’est pas spécifique de l’Amérique du Nord. L’observation de la tribu des Dugum Dani de Nouvelle-Guinée a permis de montrer que ceux-ci avaient participé à sept batailles en règle et à 9 raids en cinq mois et demi, tandis qu’un village yanomano d’Amérique du Sud connaissait 25 raids en quinze mois. Ces enquêtes indépendantes révèlent que la grande majorité des sociétés non-étatiques sont en état de guerre au moins une fois dans une période de quelques années et bien plus souvent encore en l’espace d’une génération. Fréquente et même incessante, l’activité guerrière caractérise à l’évidence les sociétés tribales tout autant que les États constitués’’ (Lawrence Keeley ; « Les guerres préhistoriques » ; page 65). La guerre n’est pas propre à telle ou telle institution, à telle ou telle culture ou à tel ou tel groupe humain, c’est un phénomène universel ; elle existe depuis qu’il y a des humains et elle existait même très probablement avant eux puisque nous savons maintenant que les chimpanzés guerroient eux aussi : ‘’En fait, l’ensemble des recherches polémologiques multiculturelles effectuées démontre qu’à de très rares exceptions près, l’écrasante majorité des sociétés humaines (90 à 95%) se sont livrées à cette activité [la guerre]’’ (Lawrence Keeley ; « Les guerres préhistoriques » ; page 57).
Depuis le XVIIIe siècle, les idéologues « progressistes » croient que la guerre est un phénomène lié à certaines cultures ou à certaines situations historiques. Rousseau pensait qu’à l’état de nature, l’être humain était un être doux et pacifique mais il se trompait lourdement : ‘’En fait, les partisans d’un passé pacifique refusent d’admettre que nous avons tous reçu en partage une même nature humaine qui pousse toutes les sociétés à user de violence pour faire avancer leurs intérêts’’ (Lawrence Keeley ; « Les guerres préhistoriques » ; page 261). Ceci dit, Hobbes, qui pensait au contraire que les humains étaient des êtres violents et belliqueux qui doivent être domptés par un État coercitif, se trompait lui aussi : ‘’Si l’âge d’or primitif de Rousseau est pure imagination, la perpétuelle foire d’empoigne de Hobbes est impossible’’ (Lawrence Keeley ; « Les guerres préhistoriques » ; page 259) notamment parce que les chasseurs-cueilleurs, qui n’avaient pas de réserves alimentaires, ne pouvaient pas se livrer des guerres trop longues. Hobbes pensait qu’avant la création des États, les humains se livraient à une guerre généralisée de tous contre tous, ce qui est inexact car même s’il peut y avoir des conflits au sein des groupes humains, ils ne sont pas comparables aux guerres, au cours desquelles ce sont des groupes qui luttent les uns contre les autres. La guerre est un phénomène non pas interindividuel mais intergroupal et ce n’est pas un phénomène marginal dans lequel d’infimes minorités sont engagées ; contrairement à ce que l’on pourrait penser, les guerres menées par les chasseurs-cueilleurs étaient massives, toutes proportions gardées : ‘’Au cours de la Seconde Guerre mondiale – et malgré le formidable pouvoir de coercition dont jouit l’État moderne – ni l’Union soviétique ni les États-Unis ne sont parvenus à mobiliser pendant toute la durée du conflit un pourcentage numériquement supérieur d’hommes que n’avaient réussi à le faire certaines tribus et chefferies’’ (Lawrence Keeley ; « Les guerres préhistoriques » ; page 67).
Les philosophes du XVIIIe siècle et leurs héritiers pensaient qu’avec l’extension de l’éducation et l’élévation du niveau des connaissances, les guerres disparaîtraient mais il n’en a rien été, comme l’a noté le professeur d’archéologie Jean Guilaine : ‘’Les progrès de l’éducation ou de la culture n’ont nullement freiné le recours à la violence’’ (Jean Guilaine ; « Les Néolithiques et nous » ; page 160).
La violence guerrière n’est donc pas un phénomène récent et les archéologues ont montré qu’une telle violence existait à des époques très reculées. Ainsi, le site de Grimaldi, en Italie, qui était occupé à l’Aurignacien (entre 36000 et 27000 ans avant notre époque), ‘’abrite le squelette d’un enfant dans la colonne vertébrale duquel est fichée une pointe de silex. Portant des entailles sur la région frontale, un crâne aurignacien trouvé dans le Sud de la France semble, d’autre part, avoir été scalpé…….Les sépultures de Djebel Sahaba prouvent de façon tangible que les chasseurs-cueilleurs pouvaient faire preuve d’une brutalité tout aussi impitoyable que leurs successeurs et que le phénomène de la guerre préhistorique perdura longtemps’’ (Lawrence Keeley ; « Les guerres préhistoriques » ; pages 71-72) ; les sépultures de Djebel Sahaba sont vieilles de 14000 ans et antérieures, donc, au début du Néolithique.
Comme les groupes de chasseurs-cueilleurs, les premières communautés agricoles de l’Europe néolithique étaient tout sauf pacifiques. En Allemagne, à Talheim, ont été trouvés dix huit squelettes d’adultes et seize squelettes d’enfants qui avaient été jetés dans une fosse et dont les crânes montrent que ces individus avaient reçu des coups mortels portés par au moins six type de haches différents ; ce massacre a eu lieu en 5000 avant notre ère environ (première phase du Néolithique). ‘’À Roaix [dans le sud-est de la France], ce sont plus de cent individus, de tous âges et des deux sexes, portant souvent des pointes de flèches fichées dans les os, qui furent hâtivement et simultanément enterrés’’ (Lawrence Keeley ; « Les guerres préhistoriques » ; page 73) ; ces restes datent de 2000 avant notre ère, c’est-à-dire de l’Âge du cuivre. Un peu partout, en Europe, on trouve les traces de villages fortifiés du Néolithique qui de toute évidence ont été attaqués et incendiés par des agresseurs utilisant des arcs et ‘’Tout comme les chasseurs-cueilleurs de la côte Nord-Ouest, les paysans ont élevé des fortifications en diverses époques et régions dans le bassin du Mississippi et le Sud-Ouest. À L’instar des régions du Vieux Continent les mieux connues en la matière, celles du Nouveau Monde préhistorique constituaient également des zones où les chiens de guerre vécurent rarement en laisse’’ (Lawrence Keeley ; « Les guerres préhistoriques » ; page 74). Par ailleurs, ‘’Dans une nécropole située dans le centre de l’Illinois et remontant aux environs du XIVe siècle, on a découvert que 16% des deux cent soixante-quatre individus enterrés là avaient connu une mort violente et correspondaient à la typologie des victimes de raids’’ (Lawrence Keeley ; « Les guerres préhistoriques » ; page 113) ce qui prouve que de tels événements avaient lieu avant l’arrivée des Européens en Amérique du nord : ‘’Contrairement aux affirmations de Brian Ferguson, selon qui ces massacres résultent des contacts avec les Européens modernes ou avec d’autres civilisations, l’archéologie témoigne de massacres préhistoriques bien plus considérables que n’importe lesquels de ceux trouvés dans les récits des ethnographes. Ainsi, à Crow Creek, dans le Dakota du Sud, les archéologues ont mis au jour un charnier contenant les restes de plus de cinq cents hommes, femmes et enfants qui avaient été abattus, scalpés et mutilés au cours d’un raid sur leur village un siècle et demi avant l’arrivée de Colomb (aux alentours de 1325 de notre ère). L’attaque semble avoir été lancée au moment même où les fortifications du village se trouvaient en cours de reconstruction. Toutes les maisons avaient été incendiées et la plupart des habitants assassinés. Le taux de mortalité représentait plus de 60% de la population du village, évaluée à un nombre approximatif de 800 habitants’’ (Lawrence Keeley ; « Les guerres préhistoriques » ; page 115). Les Européens apportèrent bien des maux aux Amérindiens mais ces derniers ne les avaient pas attendus pour faire la guerre et commettre des massacres.
Les guerres primitives visaient à la prise de butin mais aussi à la conquête de territoires, contrairement à ce qui a pu être pensé dans le passé : ‘’L’un des mythes les plus enracinés relatifs à la guerre primitive est qu’elle ne modifiait pas le tracé des frontières puisqu’elle n’était pas déterminée par un désir d’expansion territoriale……Chez les Mae Enga de Nouvelle-Guinée, plus de 75% des guerres s’achevaient par l’appropriation par les vainqueurs d’une partie ou de tout le territoire de l’ennemi. En d’autres termes, les modifications du tracé des frontières étaient une issue très fréquente des guerres primitives’’ (Lawrence Keeley ; « Les guerres préhistoriques » ; page 167). Selon Lawrence Keeley, les gains et les pertes de territoires pouvaient être de l’ordre de 5 à 10% par génération, chez les chasseurs-cueilleurs. L’expansion territoriale permet bien sûr d’accéder à des ressources supplémentaires ou nouvelles, c’est très exactement ce qui motivait les Allemands quand ils ont conquis la Pologne, la Biélorussie et l’Ukraine, c’est ce qui motive aujourd’hui les Israéliens, qui veulent acquérir un espace beaucoup plus grand que celui dont ils disposent en chassant les autochtones des régions voisines et en colonisant ces dernières (Gaza, Cisjordanie et le sud du Liban), et l’oligarchie étatsunienne qui envisage de mettre la main sur le Groenland, le Canada et le canal de Panama après avoir essayé, en vain, de s’approprier le pétrole iranien. En disant cela, nous ne voulons pas justifier ces guerres de conquête, nous ne faisons qu’un constat.
On comprend bien que dès que la densité des populations augmente dans une région du monde, des conflits visant à prendre le contrôle des richesses naturelles voient le jour, ainsi, ‘’Dans le Minnesota, les Chippewa se sont battus contre les Sioux du Dakota pendant plus de cent cinquante ans à propos de l’utilisation de territoires de chasse et de champs de riz sauvage. Les tribus d’éleveurs d’Afrique orientale se battent souvent à propos de bétail. À tous les niveaux de l’organisation sociale et avec chaque type d’économie, on trouve des exemples de guerres territoriales. Les chasseurs-cueilleurs walbiri d’Australie se battaient par exemple avec un groupe voisin pour la possession d’un trou d’eau, tandis que les horticulteurs mae enga de Nouvelle-Guinée se disputaient avant tout des terres’’ (Lawrence Keeley ; « Les guerres préhistoriques » ; page 176). Quand la densité démographique est faible, la fréquence des conflits l’est généralement : ‘’Les groupes humains les plus pacifiques se rencontrent dans les régions possédant la plus faible densité démographique, isolés des autres groupes par la distance et la dureté du pays’’ (Lawrence Keeley ; « Les guerres préhistoriques » ; page 59) mais cela n’est pas toujours vrai ; ainsi, il y a environ 7500 ans, les derniers chasseurs-cueilleurs mésolithiques d’Europe centrale étaient peu nombreux mais ils étaient pourtant très agressifs
Jean Guilaine, qui enseigne l’archéologie au Collège de France et à l’EHESS, a fait le même constat accablant dans un livre récent (« Les Néolithiques et nous ») ; les archéologues trouvent partout les traces de conflits guerriers et de massacres de groupes entiers : ‘’À côté d’engagements circonscrits à un nombre restreint d’intervenants et se soldant par quelques victimes, pouvaient exister de véritables « guerres totales » visant à l’extermination des opposants ou à l’expulsion de leur territoire. C’est ce qu’ont démontré Philippe Lefranc et Fanny Chenal en évoquant le cas, au cours du 43e siècle avant notre ère, d’assaillants issus de l’est du Bassin parisien et ayant éliminé ou chassé les populations des environs de Strasbourg. Très tôt, les villages d’agriculteurs se sont pour cela protégés derrière des systèmes plus ou moins sophistiqués de protection : fossés doublés de palissades, remparts de bois, enceintes de pierres parfois répétées sur plusieurs lignes, etc.’’ (« Les Néolithiques et nous » ; page 149). Nous savons maintenant que le remplacement partiel des chasseurs-cueilleurs par les agriculteurs venus du sud-est de l’Europe et, auparavant, d’Anatolie, n’a pas été des plus amicaux et celui, tout aussi partiel, des agriculteurs par les éleveurs yamnayas venus du sud de l’actuelle Russie à l’âge du bronze ne l’a pas été davantage.
Contrairement à ce qu’on pourrait penser, les guerres menées par les populations pré-modernes n’étaient pas plus « douces » que les guerres modernes. Elles étaient même tout aussi brutales et violentes ; ainsi les Tahitiens, dont les intellectuels rêveurs du XVIIIe siècle pensaient qu’ils étaient de « bons sauvages », étaient en fait des guerriers d’une rare férocité (Lawrence Keeley ; « Les guerres préhistoriques » ; page 217) ; ‘’La guerre primitive n’est rien d’autre qu’une guerre totale menée avec des moyens très réduits’’ (Lawrence Keeley ; « Les guerres préhistoriques » ; page 255). D’après certaines estimations, la létalité des guerres menées par les « primitifs » était plus importante que celle des guerres modernes, y compris celles du vingtième siècle ; 10 à 20% des chasseurs-cueilleurs mouraient à la guerre.
Il faut souligner un point important ; la propension qu’ont les humains à faire la guerre ne signifie pas du tout qu’ils soient pour autant des êtres asociaux, c’est même le contraire qui est vrai, c’est parce qu’ils sont des êtres très sociaux qu’ils sont belliqueux : ‘’En dernière analyse, l’état de guerre n’est pas une dénégation de la capacité de l’être humain à coopérer socialement mais l’expression la plus destructrice de cette capacité’’ (Lawrence Keeley ; « Les guerres préhistoriques » ; page 234). Comme l’ont souligné différents anthropologues, l’altruisme qui prévaut à l’intérieur de chaque groupe n’est que l’envers de l’agressivité guerrière dirigée vers l’extérieur du groupe ; l’un et l’autre constituent les deux faces d’une même réalité : ‘’De nombreuses sociétés sont extrêmement pacifiques et douces à l’égard de leurs membres et manifestent une violence et une agressivité extrêmes vis-à-vis des étrangers’’ (Lawrence Keeley ; « Les guerres préhistoriques » ; page 235). Hobbes et Rousseau avaient tous les deux tort !
Il semble bien que pendant les temps difficiles (sécheresse, changements climatiques, etc.) la fréquence et l’intensité des guerres s’accroissent très nettement (Lawrence Keeley ; « Les guerres préhistoriques » ; page 209). Nous pouvons donc nous attendre à ce que le changement climatique en cours, qui est aggravé par la tension générale sur les matières premières, va se traduire par une augmentation du nombre des conflits. La guerre menée contre l’Iran par les USA et Israël n’a pas pour objectif premier de voler le pétrole iranien mais les USA rêvent très clairement, depuis plus de quarante ans, de contrôler cette manne pétrolière et ils n’ont pas hésité à organiser une opération militaire, en 2026, pour reprendre la main sur le pétrole vénézuélien. De même, la guerre russo-ukrainienne, qui a été voulue et organisée par les USA, avait pour but l’éclatement de la Russie en un ensemble de petits États faciles à manipuler, ce qui aurait permis aux USA, si ce projet avait abouti, de contrôler les immenses ressources naturelles du plus grand de tous les pays. Il semble donc que la raréfaction des richesses naturelles ait déjà pour effet d’augmenter la fréquence des guerres.
Les découvertes des archéologues et des anthropologues peuvent sembler désespérantes mais elles ne sont que le reflet d’une réalité que l’actualité internationale ne dément pas. Il faut bien sûr faire le maximum pour éviter les conflits guerriers et empêcher les génocides mais force est de constater qu’en 2026, nous en sommes encore là et ce n’est sans doute pas près de changer parce que, comme nous l’avons déjà dit, plus la densité des populations humaines est grande et plus la conflictualité augmente. Dans le monde « plein » qu’est le nôtre, on peut s’attendre à une augmentation des conflits, pour les ressources notamment parce qu’elles tendent à se raréfier du fait de l’augmentation de la population mondiale et de l’épuisement des stocks naturels.
Les faits que nous avons décrits ci-dessus, que nous pourrions multiplier à l’infini, illustrent ce que les spécialistes de biologie évolutive appellent la pression de sélection de groupe. Les humains se sont organisés, au fil de leur évolution, en groupes concurrents qui ne reculent pas devant l’extermination de leurs concurrents quand les besoins des uns ou des autres ne sont pas satisfaits. Il peut y avoir bien sûr des différends entre les membres d’un même groupe et même des meurtres mais ils n’ont pas l’ampleur des génocides qui ont eu lieu dans toutes les régions du monde, à toutes les époques, et dans toutes les aires culturelles, au Paléolithique aussi bien qu’au Néolithique, aux âges du cuivre, du bronze et du fer aussi bien que dans l’Antiquité, au Moyen Âge ou au cours de l’époque moderne.
Contrairement à ce qu’ont cru les progressistes, il n’y a pas eu d’amélioration des humains dans ce domaine. L’éducation n’a rien changé et c’est même le peuple le plus éduqué, le peuple allemand, qui a perpétré ce qui est sans doute le plus grand génocide de tous les temps, celui des Juifs et des Tsiganes, mais aussi des massacres d’une ampleur inouïe en Union soviétique. Comme l’a écrit Hannah Arendt, l’idéologie progressiste est morte à Auschwitz.
Ce que nous apprennent les anthropologues et les ethnologues réduit à néant le mythe du « bon sauvage » ; les cultures et les modes de vie que nous avons adoptés depuis le Néolithique ne sont pas plus à l’origine de la violence que ne l’ont été les États. En fait, selon Lawrence Keeley, la proportion de ceux qui sont morts du fait des guerres a été beaucoup plus faible au XXe siècle, en dépit des deux guerres mondiales, qu’elle ne l’était au Paléolithique ou dans les dernières sociétés dites primitives. Tout cela illustre le point de vue d’Edward Wilson selon lequel la principale pression de sélection qui s’est exercée sur les humains est une pression de sélection de groupe ; la lutte pour leur survie qu’ont menée, les différents groupes humains, depuis toujours, a façonné profondément notre espèce, son comportement et sa psychologie.
Illustration : Peinture rupestre du Néolithique représentant un combat entre deux groupes d’archers (Morella la Villa – Espagne)

