Front Populaire fait un carton et provoque un déchaînement de haine

Le premier numéro de la revue dirigée par Michel Onfray est sorti fin juin comme promis ; la barre des mille nouveaux abonnements par jour et celle des 40000 abonnés ont été franchies la semaine dernière ! C’est un véritable phénomène éditorial que ce « mook » de 160 pages auquel ont collaboré Michel Onfray (Nous autres civilisations), Philippe de Villiers (Interview), Michèle Tribalat (Démographie contre démagogie), Alexandre Devecchio (Le jour d’après, comment éviter la partition), Eugénie Bastié (Pour un souverainisme vert), Barbara Lefebvre (Effondrement de l’école et conditions de sa reconstruction), Mathieu Bock-Côté (Le souverainisme est un nationalisme bien compris), Jacques Sapir (Frexit, mode d’emploi et Depuis 1999, l’euro aurait fait perdre 3591 milliards à la France), Jean-Pierre Chevènement (Interview)……..
Le grand succès que remporte cette revue a suscité immédiatement une levée de boucliers du côté gauche. Ainsi, Alain Policar et Telos ont publié le 20 juin un article haineux intitulé ‘’Front populaire de Michel Onfray, un nationalisme qui ne dit pas son nom’’, dans lequel le philosophe normand est accusé d’être un auteur ‘’totalement discrédité dans le champ intellectuel’’, ce qui signifie que Michel Onfray ayant franchi les limites de ce qui est acceptable pour les gens de gauche est devenu une nullité intellectuelle. De plus, il est clair pour les auteurs de cet article pamphlétaire que notre philosophe diffuse ‘’les solides valeurs de la terre et du sang qui, elles, ne sauraient mentir’’ ; Michel Onfray est désormais clairement de droite voire d’extrême-droite, c’est-à-dire nauséabond et infréquentable ; il va de soi que de cette aventure éditoriale ‘’rien de bon pour nos libertés ne peut advenir’’.
La réaction de la classe intellectuelle de gauche montre que, contrairement à ce qu’affirment certains, le clivage droite/gauche est toujours omniprésent. Le refus de s’aligner sur la doxa dominante implique nécessairement la relégation à droite avec tout ce que cela implique. Comme l’a écrit Jacques Julliard, c’est la gauche qui décide qui est de droite et qui est de gauche et, de toute évidence, ce point de vue est toujours pertinent.
L’article de Jacques Sapir qui est consacré au coût de l’euro est à souligner. L’économiste a analysé l’étude faite par le CEP (Centrum für Europaïsche Politik), un « think tank » allemand très favorable à l’UE et à l’euro, qui a été publiée en 2019. Cette étude a montré que si l’introduction de l’euro a permis à l’Allemagne de s’enrichir de 1893 milliards d’euros, il n’en va pas de même pour la France qui aurait perdu de ce fait 3591 milliards d’euros (en 18 ans) et encore moins pour l’Italie dont la perte cumulée serait de 4325 milliards d’euros. Le coût annuel de la monnaie unique augmente régulièrement et il serait désormais pour la France de plus de 400 milliards d’euros par an, une somme qui permettrait de combler très largement tous nos déficits, d’envisager une vague d’investissements productifs……Ces 3591 milliards représentent beaucoup plus que la dette de notre pays qui était de 2415 milliards d’euros en septembre 2019.
Jacques Sapir, en utilisant une autre méthode d’évaluation que celle qui a été utilisée par le CEP, parvient à un chiffre très voisin ; il conclut en disant que, bien que les européistes l’aient balayée du revers de la main, cette étude est fiable.

BG
Author: BG

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